Quelques mots

L'oeuvre a disparue, Vive ou vivre l'oeuvre...

Peindre est d'être parfois attiré par certain aspect de la physique quantique...

De pouvoir jouer avec ce qu'il n'y a pas... ou plus... la disparition montre alors que l'on désire bien plus ce que l'on ne voit pas des lors qu'on en connaît l'existence.

C'est peindre des portraits vivant leur mélo dit de "vie" en touches de couleurs pour se plonger dans une performance visuel exagéré et qui captive l'attention.

C'est pouvoir apercevoir l'instant figé de nos gestes habituelles, en créant un art nouveau et déjà vu.

On s'inscrit alors dans un cycle de vie cent fois renouvelé sans jamais être oublié.

Artiste et conteur d'histoire, une oeuvre devient éternelle grâce et surtout à la souffrance de celui qui la crée toujours en quête à la recherche de l'émotion.

Qu'elle soit festive, exaltée, imprévisible, torturée ou libératrice, elle n'en sera pas moins émotive.

Elle tentera de part ses droits irréels de s'imposer, d'être et de disparaître dans l'incommensurable réalité de notre propre ressenti.

Elle s'imposera pour vivre et être reconnu dans chacun, en créant ce que l'on se souvient et en développant une réflexion sur notre mémoire individuelle tout en offrant  une histoire commune.

En quelque sorte, réhabiliter la tradition orale et visuelle instinctive qui nous est propre et humaine.

Un patrimoine sensible pour ne pas dire génétique qui nous rassemble alors vers le sensoriel. 

C'est nos éducations multiples qui nous renvoient vers des visions différentes.
Une perception personnelle de notre passé, de notre vécu... qui donnera alors une vision différente sur elle.

Créer une oeuvre est un chapitre d'immortalité, une longue histoire, un remake et un come-back...

Une histoire sans fin qui s'en va et qui revient... comme une ritournelle...

Qui par de ses couleurs viennent caresser l'espace en fondant une jonction de dégradés dans des modulations de lumières afin d'atteindre une pleine puissance.

 

C'est exprimer une picturalité libre et haute en matière.

En juxtaposant de part de larges mouvements de brosse des nuances et des glacis.

Comme un retour en force, une conjugaison entre la vérité photographique et certains fragments fantaisistes qui frôlent l'irréel. C'est nourrir l'imaginaire. 

Ainsi nous savourons une oeuvre nouvelle et pourtant ancienne.

Hier pour la base, le futur pour rêver et surtout le présent pour la vivre.

Sans ces trois états rien ne serait exister.

La peinture contemporaine figurative est une dimension traditionnelle qui réussit à s'approprier toutes les formes de création , un mimétisme servile.

C'est une reproduction d'une machinalité inconsciente, de nos gestes et de nos attitudes.

Se confondant par des formes et des couleurs pouvant ainsi donner l'illusion d'individualiser son genre.

Une peinture qui a l'incongruité de vouloir exprimer la vie des hommes, des femmes, comme le font avec d'autre moyen le romancier, le réalisateur, le comédien, le musicien etc etc...

Le peintre observe il remarque tous les interstices oubliés et foisonne son regard d’éléments subjectifs ou intactes, tout en traduisant en mouvement son art avec une grande sincérité.

Ce qui lui donne l'occasion d'exister et de progresser.

L'histoire des techniques et celles des productions sont interdépendantes.

Elles représentent ce qu'il y a de plus important dans le réel et dans l'imaginaire sans le trahir ni l'appauvrir.

En finalité donner un nouveau souffle à la vie.. sans jamais oublier qui nous sommes...